« Ils ne nous diront pas s'ils traitent leurs légumes avec des pesticides, mais on peut penser que oui... »
« En tout cas, des adversaires de la chambre d'agriculture contre-attaquent et sur la toile : le nom de domaine, la ferme en ville était libre de tout droit, ils l'ont donc pris d'assault pour mieux le détourner avec sur la page d'acceuil un titre explicite : la ferme en vrille. Ils y dénoncent l'agriculture intensive. Une initiative peu appréciée par la Chambre d'Agriculture qui a porté plainte. »
Les phrases "collector" :
« Oui, je pense que nous avons, au delà de notre mission d'accompagner les fillières de production agricole, un rôle à tenir dans la façon d'envisager différemment l'avenir par rapport à des préoccupations de la société en général, des préoccupations qui portent sur la préservation de l'environnement, des préoccupations qui portent sur l'optimisation des ressources énergétiques (...) »
« Vouloir faire des débats sur des suppositions, c'est quand même prendre le risque de donner des conclusions avant d'avoir eu le temps de poser les vraies questions. »
« De toutes façons, l'opinion publique se forge, du moins ne se canalise pas, et se forge sur des éléments qui sont retenus de façon plus ou moins pertinente ; vous avez votre rôle aussi je pense à jouer dans cette façon de véhiculer les messages et justement d'accompagner cette opinion publique ; aujourd'hui ce dont on peut se féliciter, nous, pour le compte de la profession agricole, (...) »
« Plainte contre la cyber action
Un groupe de "consommateurs en colère" conduit par leur leader, M. Raymond Santeau (sic) ont enregistré le nom de domaine www.lafermeenville.fr, sur lequel ils se livrent à un pastiche de l’initiative. M. Raymond Santeau a expliqué les grandes lignes du projet : "démontrer la responsabilité de la FNSEA et de la Chambre de Pau dans le développement toujours plus important de l’industrie agricole au détriment de l’agriculture paysanne". Le site a connu un large succès puisque le premier jour, plus de 4 000 visiteurs y ont accédé. Lors de la conférence de presse de présentation de la Ferme en ville, les organisateurs, questionnés sur cette contre-initiative hilarante, avaient affirmé à la presse que "la France était un pays de liberté". La Chambre d’agriculture des PA a finalement déposé plainte auprès de la gendarmerie contre le site en question. »
« Un mystérieux responsable
Exemple d'une cyber-action menée par un dénommé "Raymond Santeau", à rapprocher de Monsanto, firme américaine qui affiche l'objectif d'une "agriculture de qualité, compétitive et durable" mais qui est surtout connu pour ses créations d'OGM.
La gendarmerie a donc été saisie de l'affaire mais il semble probable que cette cyber-action s'évanouira dès que le Salon fermera ses portes dimanche soir.
Le courroux des organisateurs doit pouvoir s'expliquer par le coût de leur communication, là où, gratuitement et sans agence de communication, la cyber-action a recueilli plus de 25.000 visites en cinq jours seulement et 250 commentaires, pour un site désormais étendard du mouvement anti-OGM à un niveau national. »
« Sensibiliser le public aux modes de production ne veut pas forcément dire en débattre. Les organisateurs ne souhaitent pas rentrer dans le débat lancé par le site www.lafermeenville.fr, "parce que les créateurs de ce site ne sont pas capables de signer leur texte". "Je ne vois pas pourquoi nous serions plus tolérants", termine Anxolabehere.
En effet, les organisateurs ont porté plainte contre ce site qui a accueilli plus de 32000 visiteurs. Le site critique le modèle de production promu par le syndicat FDSEA, syndicat majoritairement représenté à la Chambre d’Agriculture de Pau. »
Allocution du président de la chambre d'agriculture. Il y « pardonne à ceux et celles qui ont préféré alimenter une polémique stérile et inutile. »
« Une ambiance "bon enfant" donc, les abords du site n'ayant eu à souffrir du collage des affiches qui, partout ailleurs à Bayonne, rappelaient que les OGM dans nos assiettes pouvaient être une question d'actualité. »