La Ferme en Ville - Bayonne 7 et 8 juin 2008 - Salon de l'agriculture

Notre combat permanent

L'infatigable combat de la FNSEA pour le développement des cultures OGM

La cause des OGM est loin d'être gagnée. Beaucoup de nos concitoyens, insensibles au sort des grands maïsiculteurs et des entreprises de l'agro-alimentaire, voudraient imposer le concept du risque zéro en matière de produits alimentaires, coupant par là-même la voie du progrès et de l'expérimentation technologique. Ces marchands de la peur qui n'ont que le mot Moratoire en bouche surfent sur des courants d'opinion qui leur sont actuellement majoritairement favorables.

L'obscurantisme et ce conservatisme qu'on ne connaît que trop par ailleurs, s'opposent de manière systématique au changement, à la volonté de réformer, d'expérimenter. Le refus de la production d'aliments transgéniques, du brévetage du vivant rencontre trop souvent l'assentiment corporatiste des consommateurs. Le slogan « Pas d'OGM ni dans nos champs ni dans nos assiettes » gagne même du terrain tant chez les consommateurs obnubilés par la notion de sécurité alimentaire que chez certains paysans ayant du mal dans ce contexte hostile à faire le saut du progrès et de la bio-technologie.

Tout ceci explique les difficultés à élargir à échelle industrielle la surface cultivée en maïs OGM ou les retards pris par les projets de loi devant définitivement autoriser ces nouvelles pratiques agro-alimentaire.

On peut même affirmer que sans le combat acharné, infatigable, permanent de la FNSEA pour défendre la cause des cultures OGM, cette affaire aurait été tranchée dans le mauvais sens depuis longtemps, avec l'interdiction définitive des cultures transgéniques, ou tout au moins leur gel le temps de longues et coûteuses études sur leurs possibles conséquences environnementales, sanitaires et économiques.

Nous reproduisons ici quelques témoignages -pris parmi des centaines d'autres- de cet engagement constant et déterminé qui mérite d'être connu et apprécié à sa juste valeur.

Ils ont tous été extraits de l'hebdomadaire de la FNSEA « Le Sillon » qui semaine après semaine relaie, sans jamais faiblir, ce combat pour le développement des cultures OGM, à la base du projet même de La Ferme en Vrille.

Le Sillon, 16 mai 2008, p.3

«A l’issue de la présentation du projet de loi de présentation et de programmation du Grenelle de l’Environnement, Pascal Ferey reproche au ministère de l’écologie d’être à l’écoute du lobby écologique et de privilégier le retour à l’agriculture d’autrefois sans produits phytos, sans engrais, sans irrigation, sans OGM

Le Sillon, 25 janvier 2008, p.5

Interview de Xavier Beulin, vice président de la FNSEA :

« A la FNSEA, nous avons fait le choix de nous mobiliser auprès de tous les parlementaires (...). Je redoute fortement que la Secrétaire d'Etat chargée de l'écologie défende une armada d'amendements qui vise à interdire définitivement les OGM en France. Il suffit que le Parlement vote des distances d'éloignement ou introduise des notions de responsabilité exagérées pour rendre impossible la culture des OGM sur le territoire ».

Le Sillon, 11 janvier 2008, p.4

« Evoquant cette éventuelle clause de sauvegarde et le caractère devenu non urgent de la loi sur les OGM, M. Lemétayer (Président de la FNSEA), a dénoncé lors de ses voeux à la presse, toujours ce 9 janvier, la « reculade pour le moins surprenante du Gouvernement: c'est de la politique spectacle ». Et d'ironiser: « C'est le feuilleton de l'été. On est reparti pour un tour... ». De leur côté les producteurs de maïs font actuellement travailler les juristes pour voir dans quelle mesure la clause de sauvegarde serait attaquable devant les tribunaux. Certains, comme le Vice Président de la FNSEA, Pascal Férey, seraient prêts à appeler à une désobéissance civique pour planter du maïs OGM en avril. »

Le Sillon, 21 décembre 2007, p.2

« L'enjeu est celui du vote de la loi sur les OGM prévu à cette date (février 2007). D'ici là, la profession doit se mobiliser pour pour sensibiliser les élus locaux et députés sur l'importance de défendre une agriculture innovante basée sur le progrès. La décision de cette loi a été obtenue à l'arraché par la FNSEA lors du Grenelle de l'environnement. «  C'est un pied dans la porte que notre président Lemétayer a mis juste avant qu'elle se referme et ne laisse la place à un moratoire. Globalement, c'est une bonne chose. Le projet de loi est aujourd'hui en préparation, c'est donc le moment de faire pression pour que le bon sens l'emporte », Dominique Barrau, président de la FRSEA Midi Pyrénées. »

Le Sillon, 14 décembre 2007, p.11

« Pour toutes ces raisons et afin que l'Etat réponde enfin à nos attentes et qu'il tienne ses engagements, venez manifester à Toulouse le lundi 17 décembre prochain. Si nous voulons semer du maïs en 2008, qu'il soit OGM ou conventionnel, nous devons être nombreux à ce rassemblement. »

Le Sillon, 12 octobre 2007, p.5

« Pour Orama, tout gel sur les OGM conduirait notre agriculture à l'isolement, puis à une dépendance technologique et alimentaire des agriculteurs et des consommateurs français (...) La France aura été dans le monde le pays des Lumières et de la résistance à l'obscurantisme. Vous n'avez pas le droit aujourd'hui de tomber dans le piège des marchands de peur ».

Le Sillon, 28 septembre 2007, p.2

Réaction de Xavier Beulmin, vice président d'Orama (structure fédérant la section Céréalière, Maïs, Oléo-protagineux de la FNSEA) suite à l'annonce de J.L Borloo d'une orientation vers le gel des cultures OGM :

« Ce n'est pas un coup de massue, c'est pire (...) C'est donner raison au sein du groupe aux quelques uns qui veulent un moratoire avant toute autre chose. »

Le Sillon, 6 juillet 2007, p.2

« Si les politiques hésitent, ce n'est pas le cas des agriculteurs. Entre 2006 et 2007, les surfaces semées sont passées de 5 000 à 25 000 hectares, dont 23 000 en Aquitaine et Midi Pyrénées, et 2 000 hectares en Poitou-Charentes. Peut on parler d'explosion? Au regard des 1,4 millions d'hectares de maïs grains cultivés en France, la hausse reste modeste. Selon l'AGPM, le potentiel de maïs BT résistant à la pyrale et à la sésamie est de 700 000 hectares. En l'absence de règles clairement définies, la progression se poursuit donc, doucement mais sûrement. »

Le Sillon, 23 juin 2006, p. 2

« L'innovation est la condition indispensable au maintien de la compétitivité et à l'accès au marché (...) il faut arrêter de nous rajouter des contraintes environnementales supplémentaires qui conduisent à une hausse des charges des exploitations et à une distortion de concurrence par rapport à nos voisins européens ou par rapport aux grands pays producteurs », Bernard Delsuc (AGPM), responsable du groupe de travail environnement d'ORAMA.

Le Sillon, 5 mai 2006, p. 5

« L'AGPM joue la transparence. Il nous semble de notre responsabilité d'accompagner les agriculteurs qui veulent faire des OGM, affiche clairement Henri Bernard Cartier, secrétaire général de l'AGPM. »

« Mais tout de même, les OGM gagnent du terrain, et l'AGPM fait tout pour qu'ils soient mieux acceptés du grand public. (...) De plus, l'AGPM a décider de médiatiser certains maïsiculteurs qui se disent fiers de produire des OGM »

Le Sillon, 22 septembre 2006, p.2

« Dans le collimateur des syndicalistes, les bo-bos, agri-soixante huitards soutenus par des élus et des scientifiques en mal de clientèle électorale », assène Philippe Pinta.(...) le président de l'ORAMA qui dénonce sans ménagement « l'intox et l'intégrisme intellectuel » ainsi que le laxisme du gouvernement (...)

Le Sillon, 22 septembre 2006, p. 2

« Ras le bol. Prés de 2000 maïsiculteurs (800 selon les autorités) accompagnés par des chercheurs agronomiques, ont lancé ce cri, ce mercredi, dans les rues de Pau.(...) Une question inscrite sur les T-Shirts portés à cette occasion résume leur sentiment et leur impression de délaissement : « Qui défend une agriculture innovante et responsable ? »

« A la tribune, les représentants syndicaux, avant de se rendre chez le Préfet des Pyrénées-Atlantiques, ont dénoncé les carences et les manquements du gouvernement et des politiques en général. Irrigation, produits phytosanitaire*, biotechnologie**, rien n'a été oublié ».

* Produits phytosanitaires : pesticides

** Biotechnologie : OGM, agrocarburants


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